Plus de sécurité, moins de charges : la dématérialisation des documents vient à la rescousse de la filière bovine en France.

La dématérialisation des documents de traçabilité a été engagée le mois dernier par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Il a signé une convention-cadre avec les professionnels du secteur, afin d’organiser la dématérialisation des procédures liées à la circulation des bovins en France. Une bonne nouvelle pour éleveurs et consommateurs.

la dématérialisation des documents

Face à la crise, on dématérialise !

« Cette convention de trois ans porte sur un projet de dématérialisation des documents nécessaires à la circulation des bovins sur le territoire national, qui rendra le dispositif à la fois plus simple et plus fiable », annonce le ministère de l’Agriculture. Gestion des emails, gestion des documents, gestion du courrier, etc.

Une décision qui tombe à point nommé pour les éleveurs bovins français : la crise économique a tracé de profonds sillons dans ce secteur, qui lutte depuis 5 ans pour rester rentable. La faute à un prix de vente incapable de compenser des coûts d’exploitations en hausse.

Pour réglementer et gérer les quelques 30 millions de mouvements de bovins répertoriés aujourd’hui dans l’hexagone, la dématérialisation est sans conteste la solution la plus économique. Concrètement, chaque éleveur pourra se connecter à une plateforme nationale afin d’obtenir l’aval réglementaire pour la circulation d’un animal. A l’heure actuelle, le processus nécessite de produire un passeport ainsi qu’une attestation sanitaire.

Résultat : si le coût du projet dans sa phase pilote s’élève à 1,5 millions d’euros (financés à 80% par le ministère de l’Agriculture), les retombées positives seront immédiates pour les 100 000 éleveurs bovins concernés.

La dématérialisation des documents et sécurité alimentaire

Que les consommateurs carnivores se rassurent, la dématérialisation de la traçabilité garantit une parfaite sécurisation des procédures. « Cette plate-forme doit répondre aux exigences de sécurité et de confidentialité des données », précise le ministère de l’Agriculture.

A vrai dire, le niveau de sécurité de la traçabilité sera même largement accru, puisque chaque acteur de la filière sera soumis à des droits d’accès différents, si bien qu’il ne sera en mesure de transmettre ou de consulter que les informations qui le concernent. Les données contenues dans le fameux passeport (le lieu de naissance de l’animal, son identification, sa parenté…) ainsi que l’attestation sanitaire (preuve que le bovin provient d’un cheptel sain) seront ainsi protégées.

La dématérialisation des documents : objectif UE

L’idée de la dématérialisation dans le secteur agricole, et plus particulièrement bovin, a déjà fait son chemin aux quatre coins de l’Union Européenne. Le Danemark, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche ou encore les Pays-Bas sont à l’heure actuelle en phase finale de dématérialisation du passeport. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que l’UE ne se lance dans la dématerialisation des échanges liés à l’élevage et à la commercialisation des bovins.

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